Publié par MJ Store.
Complément du 3 octobre 2026, actualisé le 7 octobre 2026.
30 septembre et 5 octobre 2026 : quatre références d’huiles CBD rappelées
RappelConso recense désormais quatre références d’huiles de chanvre CBD de la marque Les Planteurs Alsaciens. Les deux fiches publiées le 5 octobre s’ajoutent à celles du 30 septembre :
- 30 septembre 2026 — spectre large : huiles CBD 5 % — fiche 2026-09-0211 et 15 % — fiche 2026-09-0213.
- 5 octobre 2026 — spectre complet : huiles CBD 5 % — fiche 2026-09-0212 et 15 % — fiche 2026-09-0182.
Les quatre fiches indiquent des rappels imposés par le même arrêté préfectoral n° DDPP67-SSA-2026-50. Tous les lots de ces références en flacons de 10 ml sont concernés, avec une zone de vente indiquée « France entière ».
Le motif signalé reste une exposition au delta-9-THC susceptible de dépasser la dose aiguë de référence retenue par l’administration, avec un risque de toxicité aiguë.
Les mentions de THC ne sont pas les résultats des contrôles
La rubrique d’identification mentionne « THC < 0,057 % » pour le spectre large et « THC < 0,3 % » pour le spectre complet. Ces indications décrivent les références : elles ne constituent pas des résultats chiffrés des contrôles, que les fiches ne publient pas.
Cet exemple illustre la distinction entre concentration annoncée et exposition alimentaire. Le seuil de 0,3 % ne remplace pas l’évaluation de la sécurité d’une denrée. Il s’agit de rappels ciblés, pas d’une nouvelle interdiction générale du CBD ni d’une modification du règlement Novel Food.
Pour ces quatre références, RappelConso demande de cesser leur consommation et leur utilisation, puis de les rapporter au point de vente ou de contacter le service consommateur indiqué dans les fiches.
Complément du 7 octobre 2026, actualisé les 8 et 9 octobre 2026.
6–7 octobre 2026 : rappels de gummies annoncés à 10, 20 et 30 mg de THC
RappelConso recense trois rappels volontaires, sans arrêté préfectoral, concernant des gummies sans marque vendus en vrac par SARL THITAN, avec une zone de vente indiquée « France entière ».
- Fiche publiée le 6 octobre — 10 mg de THC par gummy : ananas, pomme, Blue Razz, cola et pastèque, commercialisés du 24 juin au 29 juillet 2026 — fiche 2026-10-0039.
- Fiche publiée le 6 octobre — 20 mg de THC par gummy : Elderberry et Mai Tai, commercialisés du 4 mai au 29 juillet 2026 — fiche 2026-10-0038.
- Fiche publiée le 7 octobre — 30 mg de THC par gummy : fraise, pomme, myrtille, cola et tropical, commercialisés du 24 juin au 29 juillet 2026 — fiche 2026-10-0044.
Les quantités de 10, 20 et 30 mg correspondent aux teneurs minimales en THC annoncées dans les fiches, pas à des dosages de CBD ni à des résultats analytiques publiés. Les lots concernés sont ceux identifiés dans chaque fiche.
Le motif officiel est une teneur en delta-9-THC conduisant à un dépassement de la dose aiguë de référence. Les fiches mentionnent également une non-conformité au titre du régime Novel Food en raison de la présence de cannabinoïdes non autorisés dans ce cadre alimentaire, notamment THC et CBD. Elles qualifient aussi les produits de dangereux au sens de l’article 14 du règlement (CE) n° 178/2002.
Comprendre les chiffres sans les confondre avec des analyses
L’EFSA retient une ARfD de 1 microgramme de delta-9-THC par kilogramme de poids corporel. Cette référence concerne une exposition sur 24 heures ou moins. À titre d’ordre de grandeur, pour 70 kg, 10 mg représentent environ 143 fois cette référence, 20 mg environ 286 fois et 30 mg environ 429 fois. Ces calculs reposent sur les quantités annoncées ; ils ne constituent ni des mesures de laboratoire ni des diagnostics d’intoxication individuelle.
Précision sur les fiches 20 et 30 mg : leurs textes annoncent respectivement au minimum 20 et 30 mg de THC par gummy, mais reproduisent le même calcul « 10000 / 70 = 142 », correspondant à l’ordre de grandeur de 10 mg. Cette incohérence ne doit pas être transformée en résultat analytique.
Les trois fiches demandent de ne plus consommer ni utiliser les produits, de les rapporter au point de vente et prévoient un remboursement.
Il s’agit de rappels ciblés de produits et de lots, pas d’une nouvelle interdiction générale du CBD ni d’une modification du règlement Novel Food. Ils doivent être distingués des quatre rappels d’huiles imposés par arrêté préfectoral présentés ci-dessus.
À lire : notre article dédié aux rappels de gummies THC 10, 20 et 30 mg, avec lots, périodes de vente, consignes et explication de l’ARfD.
Les aliments enrichis en CBD relevant du régime Novel Food ne peuvent pas être commercialisés dans l’Union européenne sans l’autorisation requise. Un avis favorable de l’EFSA ne vaut pas autorisation de vente. Les graines de chanvre et certaines infusions aqueuses de feuilles relèvent de cas distincts, sous conditions. Le seuil de 0,3 % de THC ne suffit donc pas à rendre un aliment légal.
Pour replacer ces règles dans la plante, consultez notre Atlas du chanvre et de ses usages et le dossier sur les graines de chanvre, leur composition et leurs utilisations. Une graine alimentaire et un extrait enrichi en CBD ne sont pas des matières équivalentes.
Mise à jour du 17 septembre 2026 : distinction précisée entre feuilles de chanvre pour infusion aqueuse, fleurs et produits enrichis en CBD, après vérification de la réponse gouvernementale du 1er septembre et du règlement (UE) 2026/1828 applicable à partir du 1er janvier 2027.
Complément du 1er octobre 2026 : ajout des deux questions écrites de Mathilde Hignet et de Christophe Bex publiées le 22 septembre, avec leurs sources et la portée de ces démarches parlementaires.
CBD alimentaire interdit en Europe : résumé visuel
📌 CBD alimentaire interdit en Europe : une réglementation stricte basée sur le statut Novel Food en 2026.
En effet, l’Union européenne classe les extraits de CBD, les huiles CBD, les isolats et les produits alimentaires enrichis en cannabinoïdes dans la catégorie des Novel Food, ou nouveaux aliments. Par conséquent, un professionnel ne peut pas vendre librement ces produits comme denrées alimentaires sans autorisation spécifique.
Les extraits de CBD et les denrées enrichies en cannabinoïdes relevant du Novel Food nécessitent une autorisation avant leur mise sur le marché. Les feuilles de chanvre seules, sans sommités, destinées exclusivement à l’infusion aqueuse et leurs infusions relèvent d’un cas distinct, sous conditions.
CBD alimentaire interdit en Europe : pourquoi parle-t-on de Novel Food ?
Le règlement européen sur les nouveaux aliments encadre les ingrédients qui n’ont pas été consommés de manière significative dans l’Union européenne avant le 15 mai 1997. Ainsi, les autorités considèrent les extraits de chanvre concentrés en cannabinoïdes comme des Novel Food.
Catalogue Novel Food : un outil indicatif, pas le règlement lui-même
La Commission européenne précise que le catalogue Novel Food est un outil non contraignant et non exhaustif, alimenté notamment à partir des informations fournies par les États membres. Il sert d’orientation pour apprécier si un produit peut nécessiter une autorisation.
Cette absence de caractère contraignant du catalogue ne rend pas facultatives les obligations du règlement Novel Food. Lorsqu’un aliment est nouveau au sens du règlement (UE) 2015/2283, sa mise sur le marché nécessite l’autorisation applicable et son inscription sur la liste de l’Union. L’opérateur qui invoque un usage alimentaire antérieur doit pouvoir démontrer une consommation significative dans l’Union avant le 15 mai 1997. Voir la liste de l’Union des nouveaux aliments autorisés.
Cette règle concerne notamment :
- les huiles CBD présentées comme consommables ;
- les gummies et bonbons au CBD ;
- les compléments alimentaires au CBD ;
- les isolats de CBD ;
- les boissons ou denrées enrichies en cannabinoïdes ;
- les produits alimentaires enrichis en cannabinoïdes naturels ou de synthèse.
Par conséquent, un vendeur doit obtenir une autorisation avant de commercialiser ces produits comme aliments. Sans cette autorisation, il prend un risque réglementaire important.
Le CBD alimentaire est-il vraiment interdit en Europe en 2026 ?
Oui, dans la majorité des cas, le CBD alimentaire interdit en Europe reste la règle lorsqu’aucune autorisation Novel Food n’existe. Cependant, il faut nuancer : l’Europe n’interdit pas forcément la molécule CBD en elle-même. Elle encadre surtout son usage dans l’alimentation.
Autrement dit, un produit au CBD peut exister dans certains cadres réglementaires. Sa présentation comme aliment impose de vérifier sa composition et son statut : une tisane de feuilles de chanvre destinée exclusivement à une infusion aqueuse, sans fleurs ni enrichissement en extraits, ne se confond pas avec une boisson enrichie en CBD ou une infusion de sommités fleuries.
🔎 Ce que dit Ameli sur le CBD non médical
Ameli rappelle que le CBD non médical se distingue des traitements médicaux à base de cannabis prescrits sur ordonnance. Le CBD peut présenter des effets indésirables, des interactions médicamenteuses et des risques en cas de mauvaise qualité ou de composition non conforme.
Ameli précise également que les produits contenant du CBD ne peuvent pas revendiquer d’allégations thérapeutiques, sauf s’ils disposent d’une autorisation comme médicament.
👉 Source officielle : Cannabidiol (CBD) non médical : définition et précautions d’utilisation – Ameli
💡 Cette source renforce l’importance d’une communication prudente : pas d’allégation santé, pas de promesse d’effet et information claire du consommateur.
Un professionnel ne doit pas présenter comme aliment un extrait de CBD ou un produit relevant du Novel Food sans l’autorisation requise. La mention “à infuser” n’est pas interdite par principe pour des feuilles de chanvre conformes destinées exclusivement à une infusion aqueuse ; elle ne permet pas de rendre conformes des fleurs ou des produits enrichis en extraits.
Feuilles de chanvre, fleurs de CBD et infusions : distinguer les cas
La réponse du Gouvernement à la question écrite n° 15714, publiée le 1er septembre 2026, confirme un historique de consommation pour les feuilles de chanvre exclusivement destinées à une infusion aqueuse et les infusions aqueuses de ces feuilles, sous réserve des règles alimentaires applicables. Cette distinction ne couvre pas les fleurs ou sommités fleuries et fructifères, ni les produits enrichis en CBD ou en extraits de cannabinoïdes. Le communiqué du ministère du 20 mai 2026 précise notamment les conditions de teneur en THC et d’absence d’enrichissement en extraits, en substances stupéfiantes ou en autres parties du chanvre. Les extraits de CBD et les cannabinoïdes relevant du règlement Novel Food restent soumis à une autorisation préalable.
Les fleurs de CBD soulèvent une difficulté supplémentaire. En effet, les autorités européennes n’ont pas reconnu d’historique de consommation suffisant pour les sommités fleuries utilisées comme tisanes ou infusions.
Par conséquent, un professionnel doit rester très prudent. Il ne doit pas présenter une fleur de chanvre comme une denrée alimentaire, une infusion bien-être ou un produit à consommer.
Cette distinction compte beaucoup. Une fleur peut être issue du chanvre industriel et afficher un taux de THC conforme, mais cela ne suffit pas à la rendre automatiquement autorisée comme aliment.
Le seuil de 0,3 % THC ne rend pas un aliment légal
Le seuil de 0,3 % de THC ne concerne pas uniquement la culture. La MILDECA rappelle aussi cette limite pour les extraits de chanvre et les produits qui les intègrent, dans le cadre du droit des stupéfiants. Les denrées alimentaires doivent en plus respecter leurs règles propres : statut Novel Food, sécurité et limites de THC applicables à chaque catégorie.
En revanche, ce seuil ne suffit pas pour les denrées alimentaires. Pour l’alimentaire, les autorités regardent aussi la quantité réellement absorbée, l’exposition du consommateur et le risque toxicologique.
Ainsi, un produit peut contenir moins de 0,3 % de THC et poser malgré tout une difficulté s’il conduit à une exposition trop élevée au THC.
Infusions de feuilles : les seuils et l’étiquetage applicables en 2027
Le règlement (UE) 2026/1828 du 28 juillet 2026, article 2 et annexe, publié le 29 juillet et entré en vigueur le 18 août 2026, s’applique à partir du 1er janvier 2027. Il ajoute au règlement (UE) 2023/915 des limites de 40 mg/kg pour les feuilles destinées à l’infusion dans l’eau et de 0,02 mg/kg pour les infusions de feuilles prêtes à boire, y compris les mélanges prêts à boire. Ces valeurs portent sur les équivalents de Δ9-THC : Δ9-THC + 0,877 × Δ9-THCA, et ne doivent pas être confondues avec le seuil de 0,3 %.
L’annexe impose sur la face avant de l’emballage des feuilles, avec le corps de caractère qu’elle prévoit, trois indications : usage exclusivement en infusion dans l’eau ; exclusion des nourrissons et enfants en bas âge ; absence d’ajout de matière grasse, comme du lait ou de la crème, pendant le trempage. Ces mentions visent l’emballage des feuilles au point 2.6.4. Le texte réserve les règles nationales plus restrictives. Sa disposition transitoire concerne uniquement les denrées légalement mises sur le marché avant le 1er janvier 2027, qui peuvent rester commercialisées jusqu’à leur date de durabilité minimale ou date limite de consommation.
Pas de remise en vente automatique des anciennes infusions MJ Store : chaque référence doit faire l’objet d’une vérification de sa composition, de la partie de plante utilisée, de l’absence d’enrichissement ou d’extrait ajouté, des analyses THC, de l’étiquetage et des autres règles applicables. Le statut des feuilles destinées à l’infusion aqueuse ne suffit pas à valider une ancienne recette ou un ancien lot.
Ce que dit l’EFSA sur le CBD en 2026
L’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’EFSA, adopte une position prudente. En février 2026, elle a fixé une dose provisoire de sécurité très basse pour le CBD en tant que nouvel aliment : environ 2 mg par jour pour un adulte de 70 kg.
Cette dose reste provisoire. En effet, l’EFSA souligne encore des lacunes scientifiques, notamment sur le foie, le système endocrinien, le système nerveux et le système reproductif.
Pour consulter la position officielle, vous pouvez lire la publication de l’EFSA sur la limite de sécurité provisoire pour le cannabidiol en tant que nouvel aliment.
La limite provisoire de l’EFSA concerne uniquement certaines formulations très spécifiques de compléments alimentaires au CBD. Elle ne valide pas automatiquement les huiles, fleurs, infusions ou gummies au CBD.
18 septembre 2026 : premier avis scientifique favorable sur un dossier CBD Novel Food
Un nouveau jalon s’ajoute à la limite provisoire de février : l’EFSA a publié le 18 septembre 2026 un avis scientifique favorable sur la sécurité d’un CBD synthétique précis, dans le cadre du règlement (UE) 2015/2283. Il s’agit du dossier de Chanelle McCoy CBD Ltd, référencé EFSA-Q-2020-00257. Euractiv présente ce jalon comme le premier avis positif sur le CBD alimentaire. L’existence et la conclusion de l’avis sont désormais directement vérifiables dans l’EFSA Journal.
Le périmètre est strict : CBD obtenu par synthèse chimique, contenant au moins 98 % de CBD en masse, exclusivement dissous dans une huile de triglycérides à chaîne moyenne (MCT), pour des compléments alimentaires, à un maximum de 2 mg par jour. La population proposée dans le résumé et la section 3.7.1 est celle des adultes de plus de 25 ans, hors femmes enceintes ou allaitantes. L’EFSA précise que la sécurité n’a pas pu être établie pour les personnes prenant des médicaments ; ces personnes ne sont donc pas couvertes par la conclusion favorable. Ce chiffre décrit les conditions évaluées, pas un conseil de consommation.
Le résumé historique de la demande publié par la Commission européenne mentionnait un CBD synthétique d’une pureté annoncée de 97 à 102 % et une demande initiale jusqu’à 25 mg/jour. Ces données historiques ne sont pas les conditions de la conclusion favorable de septembre : le dossier a évolué vers 2 mg/jour et les spécifications de l’avis final. Une pureté élevée ne suffit pas, à elle seule, à étendre cet avis à un autre ingrédient.
Avis de sécurité et autorisation de vente : deux étapes distinctes
Cet avis favorable ne signifie pas que le CBD alimentaire est désormais autorisé dans l’Union européenne. L’EFSA évalue la sécurité ; la décision réglementaire relève de la Commission et des États membres. La procédure européenne d’autorisation prévoit la présentation d’un projet d’acte d’exécution au comité permanent compétent dans les sept mois suivant la publication de l’avis, sous réserve des prolongations prévues par les textes. L’adoption et la publication de l’acte, ainsi que l’inscription sur la liste de l’Union avec ses conditions, restent déterminantes. Ce délai n’est ni une date garantie de commercialisation ni une approbation automatique.
La conclusion porte sur l’ingrédient et la formulation évalués. Elle ne valide pas globalement les autres huiles CBD, gummies, boissons ou infusions, ni les extraits classiques de fleurs de chanvre. Un extrait végétal et un CBD produit par synthèse ne partagent pas automatiquement le même dossier de fabrication, d’impuretés ou de formulation. La distinction déjà exposée dans cet article entre feuilles seules pour infusion aqueuse, sommités et produits enrichis reste inchangée. L’avis ne modifie pas à lui seul les règles françaises, les contrôles DGAL ou le règlement relatif aux teneurs en THC.
Pour le détail du jalon, des conditions et de la suite de procédure : CBD Novel Food : premier avis favorable de l’EFSA en Europe. Le présent dossier reste la référence pour le cadre réglementaire général.
21 septembre 2026 : deux autres avis EFSA ne permettent pas d’établir la sécurité
Complément du 27 septembre 2026. L’EFSA a publié deux évaluations d’ingrédients issus du chanvre : un isolat contenant au moins 98 % de CBD et un extrait contenant 57–65 % de CBD et d’autres cannabinoïdes. Dans les deux cas, des demandes de données complémentaires sont restées sans réponse et la sécurité n’a pas pu être établie.
Cette conclusion concerne ces dossiers précis : elle ne démontre pas que tout CBD végétal est dangereux. Elle rappelle surtout que l’avis favorable du 18 septembre ne valide pas les autres ingrédients. Les trois publications restent des évaluations scientifiques, pas des autorisations de commercialisation.
Consultez notre analyse des trois avis EFSA de septembre 2026 pour distinguer les formulations, les quantités proposées et les limites des conclusions.
CBD alimentaire interdit en Europe : ce que les professionnels doivent éviter
Pour réduire les risques, les professionnels doivent contrôler leur vocabulaire. En effet, les autorités examinent autant la composition du produit que sa présentation commerciale.
Il faut donc éviter :
- les conseils de dosage ;
- les promesses d’effet ;
- les mentions “à boire”, “à manger” ou “à infuser” pour des produits qui ne peuvent pas être commercialisés comme aliments, notamment des extraits sans autorisation ou des sommités fleuries ; cette restriction ne doit pas être généralisée aux feuilles conformes destinées à l’infusion aqueuse ;
- les allégations santé ;
- les comparaisons médicales ;
- les présentations comme complément alimentaire sans autorisation ;
- les formulations laissant penser à un bénéfice thérapeutique.
À l’inverse, une communication responsable doit privilégier la transparence, les analyses laboratoire et l’absence d’allégations trompeuses.
Ce que les consommateurs doivent vérifier avant d’acheter du CBD
Avant d’acheter un produit au CBD, un consommateur doit vérifier plusieurs éléments. D’abord, il doit regarder si le vendeur fournit une analyse laboratoire. Ensuite, il doit contrôler le taux de THC. Enfin, il doit se méfier des promesses trop fortes.
Un vendeur sérieux ne promet pas de résultat médical. Il ne présente pas non plus ses produits comme des solutions miracles. Au contraire, il informe clairement ses clients sur la composition, la conformité et les limites réglementaires.
MJ Store : une sélection CBD transparente et contrôlée
Chez MJ Store Damgan, nous sélectionnons des produits issus du chanvre industriel avec une approche responsable : analyses disponibles, taux contrôlés et communication claire.
Nous ne présentons pas nos produits comme des denrées alimentaires ni comme des produits thérapeutiques. Nous privilégions la transparence, la conformité et une sélection premium.
📰 Les médias français relaient le durcissement réglementaire
Depuis mai 2026, plusieurs médias nationaux évoquent le renforcement de la position française concernant les produits alimentaires contenant du CBD.
Mise à jour du 18 septembre 2026. Libération consacre un article aux conséquences de ce dossier pour la filière agricole et rapporte que plus de 1 200 exploitants produisant du chanvre pour compléter leurs revenus considèrent leur activité menacée par la restriction du CBD à usage alimentaire. Ce chiffre apporte un éclairage économique sur la filière ; il ne modifie pas, à lui seul, le droit applicable.
Sur le plan juridique, le ministère de l’Agriculture maintient que les denrées alimentaires contenant du CBD ajouté ne sont pas autorisées en l’absence d’autorisation au titre du règlement Novel Food. L’ordonnance du Conseil d’État du 10 juillet 2026 a rejeté la demande de suspension en référé faute d’urgence, sans se prononcer sur la légalité de fond de la décision contestée.
Septembre 2026 : la contestation des producteurs s’organise
Le 9 septembre 2026, Soft Secrets a présenté le nouveau collectif de chanvriers Le Champ d’en Face. Selon l’entretien publié par le média, le collectif, dont le dispositif en ligne est développé avec L’Herbe en France et qui agit en partenariat avec NORML France, propose notamment une tribune à signer et des outils permettant d’interpeller des députés.
Le collectif annonce également le projet « À la Table du Chanvre » : des rencontres autour de repas réunissant producteurs, acteurs économiques, scientifiques, journalistes, chefs et élus afin de débattre de l’avenir de la filière. Ces initiatives documentent une mobilisation professionnelle et citoyenne ; elles ne constituent ni une modification de la réglementation ni une validation juridique des arguments avancés par les producteurs.
Les producteurs interrogés contestent notamment l’interprétation du régime Novel Food retenue par l’administration. Cette analyse leur appartient. La position officielle publiée par le ministère de l’Agriculture reste, à ce jour, que les denrées contenant du CBD dans leurs ingrédients ne sont pas autorisées en l’absence d’autorisation correspondante.
22 septembre 2026 : deux questions parlementaires sur la filière chanvre
Deux questions écrites ont été publiées au Journal officiel du 22 septembre 2026 : la question n° 18224 de Mathilde Hignet, « Nouveau plan de contrôle des denrées alimentaires contenant du CBD », et la question n° 18225 de Christophe Bex, « Protection de la filière du chanvre en France ». Toutes deux interrogent le ministère de l’Agriculture sur les conséquences du plan de contrôle de la DGAL pour la filière française du chanvre.
Les députés demandent notamment quelles garanties seront apportées aux producteurs et transformateurs, comment les contrôles distingueront les produits naturels du chanvre des cannabinoïdes de synthèse, et quelle position la France défendra auprès des institutions européennes concernant le CBD dans les aliments et compléments alimentaires.
Ces démarches parlementaires ne modifient pas, à elles seules, le droit applicable. Elles ne constituent ni une réponse du Gouvernement, ni une décision de justice, ni une autorisation de commercialisation. Au contrôle du 1er octobre 2026, aucune réponse gouvernementale à ces deux questions n’a été identifiée dans les sources consultées.
TF1 Info, BFM Business, Le Figaro, 20 Minutes, Midi Libre ou encore Le Télégramme ont relayé les informations liées à l’application stricte du règlement européen « Novel Food » par la Direction générale de l’alimentation (DGAL).
Selon ces publications, les huiles CBD alimentaires, gummies, bonbons et certains produits présentés comme tisanes au CBD étaient concernés par les annonces de mai 2026. Il ne faut pas en déduire une interdiction de toute infusion de chanvre : les feuilles destinées exclusivement à l’infusion aqueuse, sans sommités ni enrichissement en extraits, doivent être distinguées des produits relevant du Novel Food.
Les produits à fumer ainsi que les e-liquides CBD resteraient toutefois autorisés selon les informations relayées par les médias.
📌 Sources médiatiques : TF1 Info, BFM Business, Le Figaro, Midi Libre, Le Télégramme et 20 Minutes – mai 2026.
📚 Sources officielles et cadre réglementaire
Pour comprendre la réglementation du CBD alimentaire en Europe, il est essentiel de s’appuyer sur des sources fiables issues des autorités sanitaires et européennes.
- 👉 CBD : définition et précautions d’utilisation – Ameli
- 👉 EFSA : limite provisoire de sécurité du cannabidiol comme Novel Food
💡 Ces sources permettent de mieux comprendre pourquoi le CBD alimentaire est strictement encadré en Europe et pourquoi les allégations santé doivent être évitées.
Conclusion : pourquoi le CBD alimentaire reste interdit en Europe
Le CBD alimentaire interdit en Europe résume bien la situation actuelle. L’Union européenne n’interdit pas forcément le cannabidiol dans tous les usages, mais elle encadre fortement son utilisation dans les denrées alimentaires.
En 2026, les extraits de CBD, les huiles contenant ces extraits, les isolats et les produits enrichis en cannabinoïdes relevant du Novel Food nécessitent une autorisation avant leur vente comme aliments. Cette situation ne doit pas être étendue aux feuilles seules destinées exclusivement à l’infusion aqueuse et à leurs infusions, sous réserve de leur conformité. Elle ne se confond pas non plus avec le statut de l’huile de graines de chanvre.
Pour le contexte français et la portée du plan de contrôle, consultez aussi notre article CBD interdit le 15 mai 2026 : ce qui change vraiment.
Pour les consommateurs, la meilleure approche consiste à choisir des vendeurs transparents, à vérifier les analyses et à éviter les produits qui promettent des effets santé ou des bénéfices exagérés.
Enfin, il est recommandé de s’appuyer sur des sources fiables comme Ameli et l’EFSA pour mieux comprendre les limites du CBD et éviter les informations trompeuses.
FAQ – CBD alimentaire interdit en Europe
Le CBD alimentaire est-il interdit en Europe ?
Les extraits de CBD et les denrées enrichies en cannabinoïdes relevant du Novel Food ne peuvent pas être commercialisés comme aliments sans l’autorisation requise. Les feuilles de chanvre exclusivement destinées à une infusion aqueuse, sans sommités ni enrichissement, et leurs infusions constituent un cas distinct, sous réserve des règles applicables.
Pourquoi le CBD est-il considéré comme Novel Food ?
Les autorités considèrent les extraits de CBD comme Novel Food parce qu’ils n’ont pas d’historique de consommation significatif dans l’Union européenne avant le 15 mai 1997.
Une huile CBD peut-elle être vendue comme complément alimentaire ?
Non, une huile CBD ne doit pas être vendue comme complément alimentaire sans autorisation Novel Food spécifique. Cette présentation peut entraîner un risque réglementaire.
Le seuil de 0,3 % THC rend-il un produit CBD alimentaire légal ?
Non. Le seuil de 0,3 % de THC prévu pour certaines variétés, les extraits de chanvre et les produits qui les intègrent ne remplace pas les règles alimentaires. Le statut Novel Food, les limites de THC propres aux denrées et leur sécurité doivent aussi être respectés.
Les fleurs CBD peuvent-elles être vendues comme infusion ?
Les fleurs et sommités fleuries ou fructifères ne bénéficient pas de l’historique de consommation reconnu pour les feuilles seules destinées à l’infusion aqueuse. Cette exception ne permet donc pas de les vendre automatiquement comme infusions alimentaires.
Quelle dose de CBD l’EFSA considère-t-elle comme provisoirement sûre ?
En février 2026, l’EFSA a fixé un niveau provisoire d’environ 2 mg/jour pour un adulte de 70 kg, sous conditions. L’avis publié le 18 septembre conclut séparément à la sécurité du CBD synthétique de Chanelle McCoy CBD Ltd, à au moins 98 %, exclusivement dissous dans l’huile MCT en complément alimentaire, jusqu’à 2 mg/jour dans les conditions de l’avis. La population proposée est celle des adultes de plus de 25 ans, hors grossesse et allaitement ; la sécurité n’est pas établie pour les personnes prenant des médicaments. Il ne s’agit ni d’une autorisation de vente ni d’un conseil de consommation.
Les produits au CBD peuvent-ils revendiquer des effets thérapeutiques ?
Non. Les produits contenant du CBD ne peuvent pas revendiquer d’effets thérapeutiques, sauf s’ils disposent d’une autorisation comme médicament. Les vendeurs doivent donc éviter toute promesse liée au sommeil, au stress, à la douleur ou à une maladie.
Pourquoi citer Ameli dans un article sur le CBD ?
Ameli est une source officielle utile pour comprendre les précautions d’utilisation du CBD non médical, les effets indésirables possibles, les interactions médicamenteuses et l’interdiction des allégations thérapeutiques non autorisées.
Toutes les tisanes de chanvre sont-elles interdites ?
Non. La réponse gouvernementale du 1er septembre 2026 reconnaît un historique de consommation aux feuilles exclusivement destinées à l’infusion aqueuse et à leurs infusions, sous réserve des règles applicables. Ce cas ne couvre pas les fleurs ou sommités, ni les produits enrichis en CBD ou en extraits de cannabinoïdes.
Quand les nouveaux seuils de THC pour les infusions s’appliquent-ils ?
Le règlement (UE) 2026/1828 entre en application le 1er janvier 2027 : 40 mg/kg pour les feuilles destinées à l’infusion dans l’eau et 0,02 mg/kg pour les infusions prêtes à boire, en équivalents de Δ9-THC incluant le Δ9-THCA. Il prévoit aussi des mentions sur l’emballage des feuilles et une transition limitée aux denrées légalement mises sur le marché avant cette date.
Les anciennes infusions MJ Store peuvent-elles être remises automatiquement en vente ?
Non. Une vérification produit par produit reste nécessaire : composition, partie de plante, absence d’enrichissement ou d’extrait ajouté, THC, étiquetage et autres règles applicables. La clarification sur les feuilles pour infusion aqueuse ne valide pas automatiquement les anciennes recettes ou les anciens lots.
Pour compléter ce dossier alimentaire, consultez la rubrique Réglementation & sécurité et notre guide sur les précautions liées au CBD.
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