Une étude publiée le 9 septembre 2026 dans le Journal of the American Geriatrics Society a interrogé 315 personnes âgées de 65 ans et plus à New York. Elle décrit la fréquence d’usage déclarée du cannabis, les raisons invoquées par les participants et plusieurs limites méthodologiques importantes.

Les principaux chiffres de l’étude
| Période déclarée | Part de l’échantillon |
|---|---|
| 12 derniers mois | 22,2 % (70 personnes) |
| 30 derniers jours | 16,2 % |
| 24 dernières heures | 11,1 % (35 personnes) |
Le chiffre souvent résumé par « un senior sur dix » correspond donc à 11,1 % des personnes interrogées ayant déclaré un usage pendant les 24 heures précédentes. Il ne s’agit pas d’une estimation nationale ni d’un taux représentatif de tous les plus de 65 ans.
Un échantillon local, pas une enquête représentative
Les participants ont été recrutés principalement dans des parcs publics et immédiatement à l’extérieur de centres pour personnes âgées à New York. Ce mode de recrutement permet de documenter une population communautaire précise, mais ne correspond pas à un échantillon aléatoire de l’ensemble des seniors new-yorkais.
L’étude apporte donc un éclairage utile sur les pratiques observées dans cet échantillon, sans permettre d’extrapoler automatiquement ses pourcentages à d’autres villes, à tout l’État de New York ou à l’ensemble des États-Unis.
Quelles raisons les participants ont-ils déclarées ?
Parmi les personnes ayant déclaré un usage au cours de l’année, les raisons les plus fréquemment rapportées étaient la recherche d’un effet psychoactif (60,0 %), la réduction de la tension (55,7 %), le sommeil (52,9 %) et les douleurs chroniques (30,0 %).
Ces données décrivent des motivations déclarées. Elles ne démontrent pas l’efficacité du cannabis pour traiter un symptôme ou une maladie : l’étude n’est pas un essai clinique.
Quels effets indésirables ont été rapportés ?
Les auteurs rapportent notamment la bouche sèche chez 41,4 % des consommateurs de l’année et la somnolence chez 18,6 %. Ils analysent également les réponses à un questionnaire sur le trouble de l’usage du cannabis.
Parmi les 70 personnes ayant déclaré un usage au cours de l’année, 32,9 % remplissaient les critères retenus par le questionnaire pour un trouble de l’usage du cannabis, dont 5,7 % pour la catégorie sévère. Ce résultat concerne uniquement ce sous-groupe et ne signifie pas que 32,9 % de tous les seniors new-yorkais seraient concernés.
Cannabis, cannabis médical et CBD : des sujets distincts
L’étude porte sur l’usage de cannabis déclaré à New York. Elle ne permet pas de conclure sur les produits au CBD vendus en France ni sur le cadre français du cannabis médical.
Pour le contexte français, consultez notre dossier Cannabis médical en France et notre article Cannabis légal en France.
À retenir
- L’étude porte sur 315 personnes de 65 ans et plus à New York.
- 11,1 % de l’échantillon ont déclaré un usage dans les 24 heures précédentes.
- 22,2 % ont déclaré un usage au cours des 12 derniers mois.
- Les motivations déclarées incluent les effets récréatifs, la tension, le sommeil et les douleurs chroniques.
- Ces motivations ne constituent pas une preuve d’efficacité thérapeutique.
- L’échantillon n’est pas représentatif de tous les seniors.