Cannabis légal en France : CBD, marché noir, santé publique et loi Novel Food
Cannabis légal en France : le sujet revient souvent dans le débat public. Pourtant, il mélange plusieurs réalités différentes : le CBD, le THC, le cannabis thérapeutique, le cannabis récréatif, le marché noir, la santé publique, la conduite, la répression et la réglementation européenne Novel Food.
Aujourd’hui, le cannabis légal en France ne signifie pas légalisation du cannabis récréatif. Le cannabis contenant du THC, hors cadre autorisé, reste interdit. En revanche, certains produits issus du chanvre existent dans un cadre spécifique, à condition de respecter des règles strictes.
Ainsi, il faut avancer avec méthode. D’abord, il faut distinguer le CBD du THC. Ensuite, il faut séparer le cannabis thérapeutique du cannabis récréatif. Enfin, il faut intégrer la réglementation Novel Food, car elle change fortement la manière de présenter certains produits au CBD.
À retenir : en 2026, le cannabis légal en France reste un débat, pas une réalité pour l’usage récréatif. Le sujet touche à la santé publique, au marché noir, à la répression, au cannabis thérapeutique, au CBD, à la conduite, à la prévention et à la conformité européenne.

Note importante sur le cannabis légal en France
Cet article informe. Il n’incite pas à consommer du cannabis. Il ne remplace pas un avis médical ou juridique. En France, le cannabis récréatif reste interdit. Les produits au CBD relèvent d’un cadre distinct et ne doivent pas être présentés comme des médicaments.
Cannabis légal en France : que dit la loi en 2026 ?
En 2026, le cannabis légal en France ne concerne pas l’usage récréatif. L’achat, la détention, la vente, la production ou le transport de cannabis stupéfiant restent interdits hors cadres autorisés.
Par conséquent, il ne faut pas confondre le débat politique avec le droit applicable. Certains pays ont changé leur approche. La France, elle, conserve une ligne restrictive sur le cannabis récréatif.
De plus, la réponse publique récente reste centrée sur la lutte contre le narcotrafic. En décembre 2025, Emmanuel Macron a annoncé vouloir porter l’amende forfaitaire délictuelle pour usage de drogue à 500 €, contre 200 € auparavant. Cette annonce illustre une ligne de fermeté, mais elle relance aussi le débat sur l’efficacité de la sanction.
Le sujet dépasse donc la question du “pour” ou “contre”. Il oblige à comparer plusieurs objectifs : réduire les trafics, protéger les mineurs, informer les adultes, limiter les risques, préserver la santé publique et clarifier le statut des produits issus du chanvre.
Sanctionner davantage : une réponse discutée
L’augmentation de l’amende traduit une volonté politique de responsabiliser les consommateurs face au narcotrafic. Cependant, ses critiques estiment que cette stratégie ne traite pas assez la demande, les usages problématiques, la prévention et l’organisation économique du marché noir.
Cannabis légal en France, CBD et THC : quelles différences ?
Le CBD et le THC viennent tous deux du chanvre ou du cannabis. Toutefois, ils n’ont pas le même statut. Le THC reste la molécule associée aux effets psychotropes du cannabis. C’est aussi la molécule qui place le débat dans le champ des stupéfiants.
Le CBD, lui, existe dans un cadre commercial spécifique. Néanmoins, il doit respecter plusieurs règles. Les professionnels doivent surveiller la teneur en THC, la présentation du produit, les catégories proposées et les mentions utilisées.
Ainsi, parler de cannabis légal en France sans distinguer CBD et THC crée une confusion. Cette confusion peut induire les consommateurs en erreur. Elle peut aussi poser un problème réglementaire.
Pour rester sérieux, il faut donc séparer quatre sujets : le CBD commercial, le chanvre industriel, le cannabis thérapeutique et le cannabis récréatif. Ces sujets se croisent parfois, mais ils ne relèvent pas du même cadre.
CBD, THC et cannabis légal en France : attention aux raccourcis
Le CBD ne doit pas être présenté comme un traitement. De même, l’existence d’un cannabis thérapeutique encadré ne signifie pas que tous les produits au CBD ont une vocation médicale. Pour rester clair, il faut séparer CBD, THC, cannabis thérapeutique et cannabis récréatif.
Cannabis thérapeutique en France : une attente médicale
Le cannabis thérapeutique occupe une place particulière dans le débat sur le cannabis légal en France. Il ne s’agit pas de cannabis récréatif. Il ne s’agit pas non plus de CBD vendu en boutique. Il relève d’un cadre médical, avec des patients suivis par des professionnels de santé.
En France, le cannabis médical a été prévu dans la loi de financement de la Sécurité sociale du 26 décembre 2023. Toutefois, plusieurs étapes administratives restent nécessaires pour une mise à disposition plus large. La première prescription doit rester hospitalière dans le cadre évoqué.
Les indications concernées restent limitées. Elles incluent notamment les douleurs neuropathiques réfractaires, les épilepsies pharmacorésistantes, certaines contractions liées à la sclérose en plaques, les nausées persistantes sous chimiothérapie et les soins palliatifs.
De plus, plusieurs enquêtes et associations de patients montrent une forte attente. Une étude Norstat pour l’association Apaiser S&C, relayée dans la presse, indique que 92 % des Français seraient favorables au cannabis thérapeutique et que 82 % jugeraient son accès trop limité. Cette donnée montre une distinction importante : beaucoup de personnes soutiennent le cannabis médical sans défendre pour autant une légalisation récréative.
Toutefois, ce sujet reste médical. Il ne doit donc pas servir d’argument commercial pour vendre du CBD. Il ne doit pas non plus banaliser le cannabis récréatif.
Cannabis thérapeutique : écouter les patients sans créer de confusion
Les témoignages de patients montrent une attente réelle autour du cannabis thérapeutique. Cependant, ce sujet relève d’un cadre médical encadré. Il ne doit pas être utilisé pour présenter le CBD comme un médicament, ni pour banaliser le cannabis récréatif.
CBD et santé : pourquoi MJ Store reste prudent
Le CBD ne doit pas être présenté comme une solution médicale. Ce point est essentiel. Certaines sources médicales rappellent aussi que le CBD peut interagir avec des traitements, notamment en cancérologie.
Par conséquent, une personne suivie médicalement doit demander conseil à un professionnel de santé avant d’utiliser un produit à base de cannabinoïdes. Cette prudence concerne surtout les personnes sous traitement, les patients fragiles et les situations médicales complexes.
MJ Store évite donc les promesses médicales. Nous privilégions les informations factuelles, les analyses disponibles, la traçabilité et la distinction entre les cadres : CBD commercial, cannabis thérapeutique, chanvre et cannabis récréatif.
Notre ligne : informer sans promettre
Un produit au CBD ne doit pas être présenté comme un traitement, un anti-douleur, un anti-stress, un somnifère ou un produit anti-inflammatoire. Le bon réflexe consiste à parler de composition, de traçabilité, de conformité, d’analyses disponibles et de précautions d’usage.
Pourquoi le débat sur le cannabis légal en France revient-il ?
Le débat sur le cannabis légal en France revient pour trois raisons principales. Premièrement, le marché noir reste très présent. Deuxièmement, la répression mobilise la police et la justice. Troisièmement, la santé publique impose une meilleure information.
D’un côté, les partisans d’une régulation veulent reprendre le contrôle d’un marché aujourd’hui illégal. Ils parlent de traçabilité, de prévention, de fiscalité, de réduction du marché noir et de contrôle de la qualité.
De l’autre côté, les opposants alertent sur les risques sanitaires. Ils craignent une hausse de la consommation, une banalisation du produit, des effets sur les jeunes, des risques psychiatriques, des accidents de la route et une présence durable du marché illicite.
Ainsi, le sujet ne se résume pas à une opposition simple. Il faut comparer les modèles, mesurer les effets et distinguer les objectifs : protéger les mineurs, informer les adultes, limiter les risques et réduire l’économie illicite.
Marché noir et cannabis légal en France : le problème central
Le marché noir reste l’un des grands arguments du débat. En effet, les produits y circulent sans contrôle public. Les consommateurs ne disposent pas toujours d’informations fiables sur la composition, le dosage ou la traçabilité.
De plus, le marché illicite finance des réseaux criminels. Il pèse aussi sur certains quartiers, sur la police et sur la justice. C’est pourquoi plusieurs rapports publics questionnent l’efficacité du tout répressif.
En 2025, le rapport européen sur les drogues de l’EUDA rappelle que le cannabis reste la substance illicite la plus consommée en Europe. L’agence estime qu’environ 24 millions d’adultes européens en ont consommé au cours de l’année écoulée. Elle estime aussi le marché de détail du cannabis illicite dans l’Union européenne à au moins 12,1 milliards d’euros.
Ces chiffres montrent l’ampleur du sujet. Toutefois, une légalisation ne ferait pas disparaître le marché noir automatiquement. Si le prix légal devient trop élevé, si l’accès reste trop compliqué ou si les produits ne répondent pas à la demande, le marché illicite peut continuer.
Le cannabis légal en France ne supprimerait pas tout seul le marché noir
Les expériences étrangères montrent une réalité nuancée. Un cadre légal peut réduire une partie du marché noir. Toutefois, il doit rester contrôlé, lisible, accessible et accompagné par une vraie politique de prévention.
Répression, justice et cannabis légal en France
En France, la stratégie actuelle reste répressive. Elle sanctionne les consommateurs et renforce la lutte contre les trafics. Cette approche envoie un message clair : l’État refuse la banalisation.
Cependant, ses critiques jugent cette stratégie insuffisante. Selon eux, elle ne traite pas assez la demande, les usages problématiques et l’économie du marché noir. Elle peut aussi éloigner certains usagers des messages de prévention.
Le rapport d’étape de l’Assemblée nationale sur le cannabis récréatif posait déjà cette question de fond : une politique très répressive peut-elle vraiment réduire la consommation, protéger la santé publique et assécher les trafics ? Le rapport proposait d’ouvrir un débat sur une légalisation encadrée, avec l’objectif de légaliser, encadrer et protéger.
À l’inverse, d’autres institutions et responsables politiques défendent une ligne de fermeté. Selon eux, le consommateur alimente indirectement les réseaux. Ils veulent donc responsabiliser davantage les acheteurs. Le débat reste donc ouvert.
Santé publique et cannabis légal en France : le point sensible
La santé publique occupe une place centrale. Le cannabis n’est pas un produit anodin. Les risques augmentent avec un usage précoce, régulier ou avec des produits fortement dosés.
Les opposants à la légalisation rappellent aussi les risques pour les jeunes, la conduite, la mémoire, l’attention et certaines fragilités psychiques. De plus, ils redoutent une banalisation du produit.
L’Académie nationale de médecine a ainsi réaffirmé son opposition à la légalisation de l’usage récréatif. Elle met en avant plusieurs risques de santé publique, dont les hospitalisations, les intoxications, la sécurité routière et les troubles psychotiques.
Cependant, les partisans d’un cadre régulé répondent qu’un marché interdit limite la prévention. Selon eux, un cadre contrôlé pourrait mieux informer, mieux suivre les usages et mieux limiter l’accès des mineurs.
Un débat sérieux doit intégrer les risques
Parler de régulation ne signifie pas nier les risques. Au contraire, un débat sérieux doit intégrer les jeunes publics, les usages réguliers, les produits fortement dosés, la conduite, la santé mentale, les poumons et les données scientifiques encore incomplètes.
Cannabis fumé, tabac et poumons : éviter la banalisation
La santé publique ne concerne pas seulement les effets psychiques ou la conduite. Elle concerne aussi les modes de consommation. Le cannabis fumé expose les poumons à une fumée irritante.
Cette fumée contient plusieurs substances également retrouvées dans la fumée de tabac, comme le monoxyde de carbone, des goudrons ou des composés cancérogènes. En France, les joints sont souvent mélangés au tabac. Par conséquent, les risques respiratoires peuvent s’additionner.
Les données scientifiques restent nuancées sur le lien exact entre cannabis fumé et cancer du poumon. Toutefois, les signaux de risque apparaissent surtout chez les consommateurs réguliers ou intensifs. Cette incertitude ne doit donc pas servir à banaliser le produit.
Il faut aussi rappeler une évidence : fumer n’est jamais un mode de consommation neutre. La combustion produit des substances irritantes, même lorsque le débat porte sur la régulation.
Fumer n’est jamais un geste neutre
Même lorsque le débat porte sur la régulation, la prévention doit rester centrale. Inhaler une fumée, avec ou sans tabac, expose les voies respiratoires à des substances irritantes. Un débat sérieux sur le cannabis légal en France doit donc intégrer la santé pulmonaire.
Cannabis, CBD et immunité : des données encore complexes
La santé publique concerne aussi les effets biologiques encore mal compris des cannabinoïdes. Une méta-analyse récente portant sur plus de 54 000 participants suggère que le cannabis pourrait modifier certains marqueurs pro-inflammatoires et anti-inflammatoires.
Cependant, les résultats ne montrent pas un effet simple ou uniforme sur l’immunité. Les chercheurs soulignent aussi plusieurs limites : composition des produits, doses, durée d’exposition, distinction entre THC, CBD et cannabinoïdes de synthèse.
Par conséquent, il faut éviter les promesses trop rapides. Le CBD et les produits issus du chanvre ne doivent pas être présentés comme des solutions contre l’inflammation, l’immunité ou une maladie.
Cannabis, CBD et immunité : prudence sur les promesses
Les effets des cannabinoïdes sur l’immunité restent complexes. Certaines données suggèrent des modifications de marqueurs inflammatoires. Pourtant, elles ne permettent pas de conclure à un effet protecteur ou thérapeutique simple.
Arguments favorables au cannabis légal en France
Les partisans du cannabis légal en France ne défendent pas tous une vente libre. Beaucoup demandent plutôt un cadre strict, avec âge minimum, lieux autorisés, contrôle des produits, prévention et interdiction de publicité agressive.
Ils avancent plusieurs arguments. D’abord, un cadre légal pourrait réduire une partie du marché noir. Ensuite, il pourrait améliorer la traçabilité. Enfin, il pourrait libérer du temps policier et judiciaire.
Ils ajoutent aussi qu’un cadre régulé pourrait mieux distinguer usage, abus et dépendance. Il pourrait aussi orienter les personnes en difficulté vers des professionnels, plutôt que vers une réponse uniquement pénale.
Toutefois, ces arguments doivent rester encadrés. Un marché trop commercial pourrait créer un “Big Cannabis”. Pour cette raison, plusieurs acteurs défendent un modèle public, associatif, non lucratif ou très réglementé.

Lausanne : un exemple concret de régulation encadrée
L’exemple de Lausanne revient souvent dans le débat sur le cannabis légal en France. Depuis 2023, la ville expérimente le projet Cann-L. Il s’agit d’un essai pilote de vente de cannabis à but non lucratif.
Ce dispositif s’adresse uniquement à des adultes déjà consommateurs et résidant à Lausanne. Selon les données disponibles, environ 1 750 personnes âgées de 18 à 79 ans participent à l’expérimentation.
Le cannabis légal aurait déjà récupéré près de 20 % du marché local. Il aurait aussi retiré environ 2 millions de francs suisses au marché noir. De plus, 70 % des participants déclarent acheter leur cannabis presque exclusivement auprès de Cann-L.
Le suivi d’un groupe de 670 participants montre aussi une baisse moyenne de 20 % de leur consommation depuis leur entrée dans le dispositif. Cet élément intéresse les acteurs de santé publique, car il montre qu’un cadre contrôlé peut aussi servir à mieux suivre les usages.
Le contrôle des produits constitue un autre point important. Les fleurs vendues dans le cadre légal affichent en moyenne 12,5 % de THC, contre 14,5 % sur le marché noir. Pour les résines, l’écart paraît encore plus fort : 17,5 % dans le dispositif légal contre environ 32 % sur le marché noir.
Pourquoi Lausanne intéresse le débat français ?
Lausanne ne prouve pas qu’une légalisation règle tout. En revanche, l’essai Cann-L montre qu’un cadre strict, non lucratif, réservé aux adultes déjà consommateurs et orienté santé publique peut détourner une partie des achats du marché noir.
Allemagne, Canada, États-Unis : des modèles différents
Les modèles étrangers ne donnent pas une solution unique. En revanche, ils montrent plusieurs options. La Suisse expérimente des ventes régulées. L’Allemagne a choisi une légalisation partielle. Le Canada a créé un cadre national.
En Allemagne, le modèle repose sur une approche partielle. Il encadre notamment la possession, l’autoculture et des structures collectives. Ce n’est donc pas une vente libre généralisée.
Au Canada, le marché légal existe depuis plusieurs années. Cependant, les résultats varient selon les provinces, les prix, les points de vente et les politiques de prévention.
Aux États-Unis, la situation reste complexe. Certains États ont légalisé. D’autres non. De plus, l’évolution du cadre fédéral autour du cannabis médical ne correspond pas à une légalisation fédérale totale du cannabis récréatif.
Ces exemples montrent une chose : il n’existe pas un modèle unique. Chaque pays arbitre entre santé publique, liberté individuelle, fiscalité, répression, contrôle du marché et prévention.
Réguler ne veut pas dire banaliser
Un modèle responsable impose des règles. Il fixe un âge minimum, limite la publicité, contrôle les produits, protège les mineurs et maintient des sanctions pour la conduite sous influence. Ainsi, régulation ne signifie pas absence de cadre.
Loi Novel Food : pourquoi elle change le marché du CBD
Le débat sur le cannabis légal en France ne doit pas cacher un autre sujet majeur : la loi Novel Food. Cette réglementation européenne concerne notamment certains ingrédients ou produits alimentaires considérés comme nouveaux.
Pour le CBD, cette règle change beaucoup de choses. Elle oblige les professionnels à faire attention aux catégories, aux usages, aux descriptions et aux allégations. Elle impose aussi une grande prudence sur les produits alimentaires au CBD.
En pratique, il ne faut pas présenter un produit au CBD n’importe comment. Certaines catégories posent plus de difficultés que d’autres, surtout lorsqu’elles touchent à l’alimentaire, à l’ingestion ou aux promesses de santé.
Ainsi, MJ Store a publié deux articles complets pour expliquer ce sujet :
Comprendre ce qui change vraiment, sans raccourci ni panique inutile. CBD alimentaire interdit en Europe
Comprendre la réglementation Novel Food et les précautions pour les produits au CBD.
Cannabis légal en France et Novel Food : éviter les confusions
La loi Novel Food ne légalise pas le cannabis récréatif. Elle ne parle pas non plus de cannabis thérapeutique. Elle concerne surtout la manière dont certains produits ou ingrédients peuvent entrer sur le marché alimentaire européen.
Par conséquent, un produit au CBD ne peut pas être présenté n’importe comment. Les huiles, fleurs, résines, cosmétiques, produits techniques, produits aromatiques et denrées alimentaires ne relèvent pas tous du même cadre.
C’est pourquoi MJ Store adopte une présentation prudente. Nous privilégions la traçabilité, les analyses disponibles, les informations factuelles et la conformité. De plus, nous évitons les promesses médicales et les catégories sensibles.
Novel Food : ce que cela signifie pour le CBD
La réglementation Novel Food ne signifie pas que tout le CBD disparaît. En revanche, elle impose de mieux distinguer les catégories, les usages et les présentations. Pour cette raison, il faut éviter les raccourcis comme “CBD interdit” ou “CBD totalement libre”.
CBD, conduite et tests salivaires : un point sensible
La conduite reste un sujet essentiel dans le débat sur le cannabis légal en France. Le CBD ne correspond pas au THC. Cependant, certains produits au CBD peuvent contenir des traces de THC dans les limites prévues par le cadre applicable.
En France, les contrôles routiers se sont fortement développés. Certaines données indiquent une forte hausse des dépistages en vingt ans. Le débat porte donc aussi sur la différence entre présence détectable et altération réelle de la conduite.
Une étude canadienne récente a observé des consommateurs réguliers sur simulateur, 12 à 15 heures après leur dernière consommation. Selon les résultats rapportés, ces participants n’ont pas présenté d’altération significative par rapport au groupe témoin.
Toutefois, cette donnée ne doit pas banaliser la conduite après usage. Le cannabis peut affecter la conduite dans les heures suivant la consommation. En France, un test positif peut aussi entraîner de lourdes conséquences administratives et judiciaires.
Pour approfondir ce point, consultez notre guide : test salivaire cannabis, CBD, THC, Delta 10 et permis.
Test positif ne veut pas toujours dire conduite altérée
Le débat scientifique distingue la présence de THC détectable et l’altération effective des capacités de conduite. Cependant, le droit français reste très strict. Par prudence, il ne faut jamais conduire après avoir consommé un produit susceptible d’altérer la vigilance ou de laisser des traces de THC détectables.
Ce que MJ Store retient du débat sur le cannabis légal en France
MJ Store retient une ligne simple : informer sans banaliser. Le sujet mérite mieux que des slogans. Il faut parler de droit, de santé publique, de marché noir, de CBD, de cannabis thérapeutique, de conduite et de conformité.
Nous voulons aussi éviter les confusions. Le CBD n’est pas un médicament. Le cannabis thérapeutique relève du cadre médical. Le cannabis récréatif reste interdit. Enfin, la loi Novel Food impose une vigilance renforcée sur certains produits.
Cette approche protège les consommateurs adultes. Elle protège aussi la crédibilité du secteur. De plus, elle permet de construire un débat plus sérieux, loin de la banalisation comme de la peur.

Sources externes utiles sur le cannabis légal en France
Pour approfondir le sujet, voici des sources officielles, institutionnelles ou documentaires utiles. Elles permettent de vérifier les grands points abordés dans l’article.
Rapport d’étape sur le cannabis récréatif : légaliser, encadrer, protéger. EUDA
Rapport européen sur les drogues 2025 : cannabis, marché européen et santé publique. Académie nationale de médecine
Arguments sanitaires contre la légalisation de l’usage récréatif du cannabis. ANSM
Cannabis à usage médical : cadre, expérimentation et suivi sanitaire. Ameli
CBD non médical : définition, précautions et informations santé. Service Public
Usage de stupéfiants : sanctions et cadre juridique français. Ville de Lausanne
Projet Cann-L : résultats intermédiaires de l’essai pilote de vente régulée. Lausanne Cités
Cann-L : 2 millions de francs retirés au marché noir et 20 % de consommation encadrée. Doctissimo
Cannabis fumé, tabac, poumons et risques respiratoires. Science & Vie
Cannabis, immunité et marqueurs inflammatoires : prudence scientifique. Légifrance
Arrêté du 30 décembre 2021 relatif au chanvre. Commission européenne
Catalogue Novel Food : cadre européen des nouveaux aliments.
FAQ : cannabis légal en France, CBD et Novel Food
Le cannabis légal en France existe-t-il en 2026 ?
Non, pas pour l’usage récréatif. En 2026, le cannabis récréatif reste interdit en France. Le débat existe, mais il n’a pas changé la loi sur ce point.
Le CBD est-il concerné par le cannabis légal en France ?
Le CBD relève d’un cadre distinct. Il ne doit pas être confondu avec le cannabis récréatif. Les produits au CBD doivent respecter les règles applicables, notamment sur le THC, la présentation et les usages.
Le cannabis thérapeutique est-il vendu en boutique CBD ?
Non. Le cannabis thérapeutique relève d’un cadre médical. Il concerne certains patients et certaines situations. Il ne doit pas être confondu avec les produits au CBD vendus dans le commerce.
La légalisation ferait-elle disparaître le marché noir ?
Pas automatiquement. Un cadre légal peut réduire une partie du marché noir. Toutefois, il doit rester contrôlé, accessible, cohérent et accompagné par la prévention.
Que montre l’exemple de Lausanne ?
L’essai Cann-L montre qu’un cadre local, non lucratif et réservé à des adultes déjà consommateurs peut détourner une partie des achats du marché noir. Cependant, il s’agit d’un essai pilote local, pas d’une preuve définitive pour tous les pays.
Fumer du cannabis est-il moins risqué que fumer du tabac ?
Le tabac reste une cause majeure de cancers du poumon. Cependant, fumer du cannabis n’est pas sans risque. La fumée contient des substances irritantes. De plus, les joints sont souvent mélangés au tabac en France.
Le CBD ou le cannabis agissent-ils sur l’inflammation ?
Les données scientifiques restent complexes. Certaines études suggèrent des effets sur des marqueurs inflammatoires. Cependant, elles ne permettent pas de présenter le CBD ou le cannabis comme des traitements.
La loi Novel Food interdit-elle tout le CBD ?
Non. La loi Novel Food concerne surtout certaines présentations alimentaires ou certains ingrédients. Elle impose une analyse précise des catégories et des usages.
Peut-on conduire après avoir utilisé du CBD ?
La conduite demande une grande prudence. Certains produits au CBD peuvent contenir des traces de THC. Un test salivaire positif peut avoir des conséquences importantes, même si l’usager estime ne plus ressentir d’effet.
Conclusion : cannabis légal en France, comprendre avant de décider
Le cannabis légal en France ne peut pas se résumer à un slogan. Le sujet touche à la santé publique, au marché noir, au CBD, au cannabis thérapeutique, à la justice, à la conduite et à la loi Novel Food.
Pour MJ Store, la priorité reste claire : informer sans banaliser, distinguer les cadres, respecter la réglementation et éviter toute promesse médicale. C’est la seule manière d’aborder ce débat avec sérieux.
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