Dans le Tarn, une productrice de chanvre estime qu’environ un tiers de sa récolte a été volé dans la nuit du 24 au 25 septembre 2026. L’information est rapportée par La Dépêche du Midi, qui a recueilli le témoignage de Léa Deborde, installée à Salvagnac.

Ce fait divers illustre une difficulté très concrète pour une petite exploitation agricole : à une récolte déjà fragilisée par la sécheresse s’ajoute ici une perte supplémentaire attribuée à un vol. Les montants et volumes présentés dans cet article restent ceux déclarés par la productrice au journal.

Que s’est-il passé à Salvagnac ?

Selon le reportage publié par La Dépêche le 30 septembre 2026, plusieurs pieds de chanvre ont été arrachés dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 septembre sur l’exploitation de Léa Deborde.

La productrice estime qu’environ un tiers de sa récolte a été dérobé et chiffre son préjudice à environ 5 000 euros. Une plainte aurait été déposée auprès de la gendarmerie de Salvagnac et une enquête aurait été ouverte, toujours selon le journal.

MJ Store n’a pas obtenu de confirmation indépendante de la gendarmerie sur ces éléments ; ils restent donc attribués à la source de presse et au témoignage recueilli.

Une récolte déjà réduite par la sécheresse

Le reportage précise que la saison avait déjà été difficile. La productrice explique récolter habituellement environ 10 kg par an, mais qu’elle anticipait seulement autour de 4 kg cette année avant le vol en raison des fortes chaleurs et de la sécheresse. Après le vol, elle estime pouvoir terminer autour de 2,5 kg.

Ces valeurs montrent pourquoi il faut distinguer deux causes différentes : la baisse de rendement liée aux conditions climatiques et la perte liée au vol. Toute la diminution de la récolte ne peut pas être attribuée à l’effraction.

Un risque particulier pour les petites exploitations

Dans une petite exploitation, la perte de plusieurs dizaines de plants peut peser fortement sur une campagne entière, notamment lorsque la production est concentrée sur une surface limitée et que la récolte intervient une seule fois par an.

Le témoignage ne permet toutefois pas de conclure que les vols de chanvre seraient en hausse en France ou qu’ils constitueraient un phénomène national. Il s’agit ici d’un cas individuel documenté par un média local.

Un projet d’arbres pour poursuivre l’exploitation

Après le vol, Léa Deborde explique à La Dépêche vouloir transformer cet épisode en un projet lié à la biodiversité. Elle annonce une plantation d’arbres prévue en novembre et indique avoir lancé une collecte pour la financer.

Au moment du reportage, ce projet est présenté comme une intention et une collecte en cours. Il ne faut donc pas le décrire comme une plantation déjà réalisée.

Des chiffres différents circulent sur une cagnotte

Une page Leetchi créée quelques jours plus tôt pour soutenir Léa Deborde évoque une perte différente — environ la moitié de la culture et plus de 3 000 euros. Cette divergence n’est pas expliquée dans les sources consultées.

Pour éviter de mélanger des estimations établies à des moments différents, cet article retient les chiffres rapportés directement par La Dépêche le 30 septembre : environ un tiers de la récolte et environ 5 000 euros de préjudice estimé.

Pourquoi cette actualité compte pour la filière chanvre

Au-delà du fait divers, ce témoignage rappelle que la culture de chanvre est aussi une activité agricole exposée aux aléas classiques d’une exploitation : climat, rendement, sécurisation du matériel et des cultures, stockage et continuité économique.

Pour comprendre plus largement les règles de production et la traçabilité de la filière française, consultez notre dossier Culture du chanvre CBD en France : filière, règles et traçabilité, ainsi que notre Atlas du chanvre et du cannabis.

À retenir

Sources

Article publié le 2 octobre 2026. Les estimations de pertes restent attribuées aux déclarations rapportées par les sources consultées.